12 août 2025, 8611m, il est environ onze heures du matin. Au sommet du K2, à l’issue d’une saison pour le moins compliquée, je peux enfin savourer le moment. A ma troisième tentative, c’est un peu comme un chapitre de ma petite vie qui s’achève. Il est maintenant temps d’en ouvrir un autre.
Tout le monde connaît l’Everest. 8848 mètres au dessus du niveau de la mer le plus haut sommet du monde, assailli par des hordes de touristes d’altitude, ne fait plus vraiment rêver. Le deuxième du podium, le K2 (8611m-Pakistan), c’est… déjà fait ! Et le troisième, comment s’appelle le troisième sommet du monde, au juste ?
Son nom imprononçable (du tibétain « Kanchen » et « Dzonga », qui signifie « Les Cinq Trésors des Grandes Neiges ») et son isolement ne l’ont sans doute pas aidé à devenir célèbre. 25 mètres plus bas que le K2, le Kangchenjunga se situe dans l'Himalaya oriental, à la frontière entre l'Inde et le Népal.
Il est composé de cinq sommets : parmi ceux-ci les plus distincts sont le Kangchenjunga I (8 586 m), le Kangchenjunga Ouest (8 505 m), le Kangchenjunga Sud (8 476 m) et le Kangchenjunga central (8473 m).